15 février 2012
Battambang.

15 février 2012

Battambang.

14 février 2012
Trajet jusqu’à Battambang.

14 février 2012

Trajet jusqu’à Battambang.

13 février 2012
Dernier jour à Siem Reap.
Musée National.

13 février 2012

Dernier jour à Siem Reap.

Musée National.

14 notes

12 janvier 2012
Angkor - Jour 5 - En tuk-tuk avec David.
A une trentaine de kilomètres de Siem Reap, nous faisons halte à Kbal Spean. C’est la Rivière aux Mille Linga. Des linga (pierre dressée, d’apparence phallique, représentation classique de Shiva) et des représentations de divinités hindoues ont en effet été délicatement taillées au fond du cours d’eau et alentour. Il faut monter un sentier dans la jungle sur 2 km, puis un sentier bifurque pour mener d’un côté à la cascade, de l’autre aux sculptures. Le chauffeur de tuk-tuk est resté sur le parking. Si vous le faites, embarquez un guide parce qu’on n’a pas vu grand-chose…
On négocie le déjeuner dans les gargotes à touristes au pied de la colline (5$ les nouilles, ça va pas non ? 2$ ? Oui, aux légumes, merci) et on remonte en tuk-tuk pour visiter le temple qui sera de loin mon préféré de l’ensemble des temples d’Angkor : Banteay Srei.
Considéré par beaucoup comme le joyau de l’art angkorien, ce temple hindou dédié à Shiva, taillé dans une pierre rosée, possède des sculptures d’une finesse exceptionnelle. L’un des sites les plus petits d’Angkor, ce qui n’enlève rien à sa splendeur, il est remarquablement conservé et comporte de nombreuses sculptures en trois dimensions.
La construction de l’édifice débuta en 967 et, chose rare à Angkor, ne fut pas commandée par un roi mais par un brahmane, peut-être un précepteur de Jayavarman V. Ce quadrilatère comprend des entrées est et ouest (photo) et une chaussée à l’est. Vous remarquerez le somptueux décor des bibliothèques et les trois tours centrales, ornées de dieux, de déesses et de splendides bas-reliefs en filigrane. 
Banteay Srei signifie “citadelle des femmes” et aurait été essentiellement construit par une femme, les sculptures étant trop délicates pour une main d’homme.
En 1923, André Malraux fut arreté à Phnom Penh pour avoir tenté de voler plusieurs statues et frontons du Banteay Srei. 
Expérience dont il se servit pour son roman La Voie Royale, dont on trouve partout des photocopies ici et que je suis en train de lire.
Dernière étape, le Musée de Mines terrestres…et retour à Siem Reap.

12 janvier 2012

Angkor - Jour 5 - En tuk-tuk avec David.

A une trentaine de kilomètres de Siem Reap, nous faisons halte à Kbal Spean. C’est la Rivière aux Mille Linga. Des linga (pierre dressée, d’apparence phallique, représentation classique de Shiva) et des représentations de divinités hindoues ont en effet été délicatement taillées au fond du cours d’eau et alentour. Il faut monter un sentier dans la jungle sur 2 km, puis un sentier bifurque pour mener d’un côté à la cascade, de l’autre aux sculptures. Le chauffeur de tuk-tuk est resté sur le parking. Si vous le faites, embarquez un guide parce qu’on n’a pas vu grand-chose…

On négocie le déjeuner dans les gargotes à touristes au pied de la colline (5$ les nouilles, ça va pas non ? 2$ ? Oui, aux légumes, merci) et on remonte en tuk-tuk pour visiter le temple qui sera de loin mon préféré de l’ensemble des temples d’Angkor : Banteay Srei.

Considéré par beaucoup comme le joyau de l’art angkorien, ce temple hindou dédié à Shiva, taillé dans une pierre rosée, possède des sculptures d’une finesse exceptionnelle. L’un des sites les plus petits d’Angkor, ce qui n’enlève rien à sa splendeur, il est remarquablement conservé et comporte de nombreuses sculptures en trois dimensions.

La construction de l’édifice débuta en 967 et, chose rare à Angkor, ne fut pas commandée par un roi mais par un brahmane, peut-être un précepteur de Jayavarman V. Ce quadrilatère comprend des entrées est et ouest (photo) et une chaussée à l’est. Vous remarquerez le somptueux décor des bibliothèques et les trois tours centrales, ornées de dieux, de déesses et de splendides bas-reliefs en filigrane.

Banteay Srei signifie “citadelle des femmes” et aurait été essentiellement construit par une femme, les sculptures étant trop délicates pour une main d’homme.

En 1923, André Malraux fut arreté à Phnom Penh pour avoir tenté de voler plusieurs statues et frontons du Banteay Srei.

Expérience dont il se servit pour son roman La Voie Royale, dont on trouve partout des photocopies ici et que je suis en train de lire.

Dernière étape, le Musée de Mines terrestres…et retour à Siem Reap.

11 janvier 2012
Angkor - Jour 5 - avec David à bicyclette.
(suite)
La terrasse du Roi Lépreux, au nord de la terrasse aux Eléphants, est une plate-forme de 7 m de hauteur, surmontée d’une mystérieuse statue nue et asexuée. Selon la légende, au moins deux rois d’Angkor auraient contracté la lèpre et la statue représenterait l’un deux. Une autre théorie, plus vraisemblable, avance qu’il s’agit de Yama, le dieu de la Mort, et que la terrasse abritait le crématorium royal. 
Les murs de soutènement de la façade portent, au moins sur cinq niveaux, des sculptures élaborées d’apsaras assises ; parmi les autres personnages figurent des rois aux diadèmes pointus, armés d’épées à double tranchant et accompagnés de leur cour et de princesses parées de somptueux colliers de perles.
Du côté sud, un accès mène à la façade d’une terrasse cachée, recouverte lors de la construction de la structure extérieure - une terrasse dans la terrasse. Les quatre niveaux d’apsaras et d’autres représentations, dont des naga, semblent avoir été sculptés la veille (photo) tant ils sont remarquablement conservés.
Certains personnages arborent des expressions féroces.

11 janvier 2012

Angkor - Jour 5 - avec David à bicyclette.

(suite)

La terrasse du Roi Lépreux, au nord de la terrasse aux Eléphants, est une plate-forme de 7 m de hauteur, surmontée d’une mystérieuse statue nue et asexuée. Selon la légende, au moins deux rois d’Angkor auraient contracté la lèpre et la statue représenterait l’un deux. Une autre théorie, plus vraisemblable, avance qu’il s’agit de Yama, le dieu de la Mort, et que la terrasse abritait le crématorium royal. 

Les murs de soutènement de la façade portent, au moins sur cinq niveaux, des sculptures élaborées d’apsaras assises ; parmi les autres personnages figurent des rois aux diadèmes pointus, armés d’épées à double tranchant et accompagnés de leur cour et de princesses parées de somptueux colliers de perles.

Du côté sud, un accès mène à la façade d’une terrasse cachée, recouverte lors de la construction de la structure extérieure - une terrasse dans la terrasse. Les quatre niveaux d’apsaras et d’autres représentations, dont des naga, semblent avoir été sculptés la veille (photo) tant ils sont remarquablement conservés.

Certains personnages arborent des expressions féroces.


11 février 2012
Angkor - Jour 5 - avec David à bicyclette.
(suite)
Longue de 350 m, la terrasse aux Eléphants servait de tribune géante pour les cérémonies publiques. Le roi l’utilisait également comme grande salle d’audience.
Elle compte cinq avancées en direction de la place centrale, trois au milieu et une à chaque extrémité. La partie centrale du mur de soutènement est ornée de Garuda et de lions grandeur nature ; la célèbre parade des éléphants, menés par des cornacs khmers, est représentée à chaque extrémité.

11 février 2012

Angkor - Jour 5 - avec David à bicyclette.

(suite)

Longue de 350 m, la terrasse aux Eléphants servait de tribune géante pour les cérémonies publiques. Le roi l’utilisait également comme grande salle d’audience.

Elle compte cinq avancées en direction de la place centrale, trois au milieu et une à chaque extrémité. La partie centrale du mur de soutènement est ornée de Garuda et de lions grandeur nature ; la célèbre parade des éléphants, menés par des cornacs khmers, est représentée à chaque extrémité.

11 février 2012
(suite)
Le Phimeanakas se tient près du centre d’un espace fortifié qui abritait autrefois le palais royal. La construction du palais débuta sous le règne de Rajendravarman II. Il fut habité par Jayavarman V et Udayadityavarman Ier, avant d’être agrandi et embelli par Jayavarman II et ses successeurs.
Phimeanakas signifie “palais céleste”. Certains spécialistes affirment qu’il était autrefois surmonté d’une flèche dorée. Aujourd’hui, on ne peut qu’imaginer sa splendeur passée. Le temple, autre représentation pyramidale du mont Meru, comporte trois niveaux. La plupart des ornements ont été détruits ou dérobés.

11 février 2012

(suite)

Le Phimeanakas se tient près du centre d’un espace fortifié qui abritait autrefois le palais royal. La construction du palais débuta sous le règne de Rajendravarman II. Il fut habité par Jayavarman V et Udayadityavarman Ier, avant d’être agrandi et embelli par Jayavarman II et ses successeurs.

Phimeanakas signifie “palais céleste”. Certains spécialistes affirment qu’il était autrefois surmonté d’une flèche dorée. Aujourd’hui, on ne peut qu’imaginer sa splendeur passée. Le temple, autre représentation pyramidale du mont Meru, comporte trois niveaux. La plupart des ornements ont été détruits ou dérobés.

11 février 2012
Angkor - Jour 4 - Avec David en bicyclette.
Je laisse David se promener dans Angkor Vat et me concentre sur les bas-reliefs que j’avais négligé lors de ma première visite en compagnie de Tobias et Sarah. Une, particulièrement, mérite un billet : la fresque du Barattage de la Mer de Lait (photo).
La partie sud de la galerie orientale porte le plus célèbre bas-relief d’Angkor Vat : le Barattage de la Mer de Lait. Cette sculpture superbement réalisée représente 88 asura (démons) sur la gauche et 92 deva (dieux) sur la droite coiffés d’un cimier, qui fouettent la mer afin d’en extraire l’élixir de l’immortalité. Les démons tiennent la tête du serpent et les dieux, la queue. Au milieu de la mer, le serpent, lové autour du mont Mandala, est tiré à hue et à dia par les adversaires. Vishnou, incarné en gigantesque tortue, porte le mont Mandala sur sa carapace. Brahma, Shiva, Hanuman (le dieu-singe) et Lakshmi (la déesse de la Beauté) sont tous présents. Au-dessus d’eux, un choeur d’esprits féminins chante et danse en guise d’encouragement. Soutenus par les apsaras, trop nombreuses pour être enlevées par les démons assoiffés de sang, les dieux l’emportent.

11 février 2012

Angkor - Jour 4 - Avec David en bicyclette.

Je laisse David se promener dans Angkor Vat et me concentre sur les bas-reliefs que j’avais négligé lors de ma première visite en compagnie de Tobias et Sarah. Une, particulièrement, mérite un billet : la fresque du Barattage de la Mer de Lait (photo).

La partie sud de la galerie orientale porte le plus célèbre bas-relief d’Angkor Vat : le Barattage de la Mer de Lait. Cette sculpture superbement réalisée représente 88 asura (démons) sur la gauche et 92 deva (dieux) sur la droite coiffés d’un cimier, qui fouettent la mer afin d’en extraire l’élixir de l’immortalité. Les démons tiennent la tête du serpent et les dieux, la queue. Au milieu de la mer, le serpent, lové autour du mont Mandala, est tiré à hue et à dia par les adversaires. Vishnou, incarné en gigantesque tortue, porte le mont Mandala sur sa carapace. Brahma, Shiva, Hanuman (le dieu-singe) et Lakshmi (la déesse de la Beauté) sont tous présents. Au-dessus d’eux, un choeur d’esprits féminins chante et danse en guise d’encouragement. Soutenus par les apsaras, trop nombreuses pour être enlevées par les démons assoiffés de sang, les dieux l’emportent.

10 février 2012
Angkor - Jour 3 - grand circuit à bicyclette.
(suite et fin)
Construit par Rajendravarman II, le Pre Rup se tient à 1 km au sud du Mebon Oriental. Comme ce dernier, ce temple-montagne de forme pyramidale comprend cinq tours en forme de lotus au dernier de ses trois niveaux. Ici encore, les sanctuaires de brique étaient autrefois couverts d’un enduit de plâtre, dont il reste des fragments sur la tour sud-ouest. Dans cette dernière, des linteaux portent des sculptures d’une remarquable finesse. Plusieurs des tours le plus à l’est menacent de s’effondrer et sont soutenues par des étais en bois. 
Pre Rup signifie “tourner le corps” et fait référence à une méthode traditionnelle de crémation dans laquelle les contours du cadavre sont dessinés dans la cendre, d’abord dans une direction, puis dans l’autre. On peut supposer que le temple fut l’un des premiers crématoriums royaux.
C’est un des sites les plus prisés pour le coucher du soleil.
Dernier temple de la journée, j’enfourche la bicyclette pour une petite dizaine de kilomètres jusqu’à Siem Reap avant l’obscurité.

10 février 2012

Angkor - Jour 3 - grand circuit à bicyclette.

(suite et fin)

Construit par Rajendravarman II, le Pre Rup se tient à 1 km au sud du Mebon Oriental. Comme ce dernier, ce temple-montagne de forme pyramidale comprend cinq tours en forme de lotus au dernier de ses trois niveaux. Ici encore, les sanctuaires de brique étaient autrefois couverts d’un enduit de plâtre, dont il reste des fragments sur la tour sud-ouest. Dans cette dernière, des linteaux portent des sculptures d’une remarquable finesse. Plusieurs des tours le plus à l’est menacent de s’effondrer et sont soutenues par des étais en bois.

Pre Rup signifie “tourner le corps” et fait référence à une méthode traditionnelle de crémation dans laquelle les contours du cadavre sont dessinés dans la cendre, d’abord dans une direction, puis dans l’autre. On peut supposer que le temple fut l’un des premiers crématoriums royaux.

C’est un des sites les plus prisés pour le coucher du soleil.

Dernier temple de la journée, j’enfourche la bicyclette pour une petite dizaine de kilomètres jusqu’à Siem Reap avant l’obscurité.

10 février 2012
Angkor - Jour 3 - Grand circuit à bicyclette.
(suite)
Le Mebon Oriental fut bâti par Rajendravarman II (944-968) sur un îlot au centre du Baray Oriental. Ce temple hindou ressemble à une version réduite du Pre Rup, édifié 15 à 20 ans plus tard au sud du Mebon. Conforme au concept de temple-montagne, il est surmonté de tours disposées en quinconce. Les sanctuaires de brique élaborés sont parsemés d’orifices qui retenaient l’enduit de plâtre. A la base du temple, un éléphant de pierre superbement sculpté (photo) garde chaque angle ; ces statues sont pour la plupart en excellent état.

10 février 2012

Angkor - Jour 3 - Grand circuit à bicyclette.

(suite)

Le Mebon Oriental fut bâti par Rajendravarman II (944-968) sur un îlot au centre du Baray Oriental. Ce temple hindou ressemble à une version réduite du Pre Rupédifié 15 à 20 ans plus tard au sud du Mebon. Conforme au concept de temple-montagne, il est surmonté de tours disposées en quinconce. Les sanctuaires de brique élaborés sont parsemés d’orifices qui retenaient l’enduit de plâtre. A la base du temple, un éléphant de pierre superbement sculpté (photo) garde chaque angle ; ces statues sont pour la plupart en excellent état.